Les communiqués

 

 

Dossier grief patronal

 

Jeudi, le 29 janvier dernier, l’Exécutif syndical rencontrait Messieurs Sylvain Paul Hus, Luc Martel et Steve Morin afin de remettre à RTFT le chèque de 500 000 $, argent provenant de la poche de tous les travailleuses et travailleurs de notre syndicat et accumulé au fil des ans par une saine gestion de nos cotisations syndicales.

 

Ceci mettait fin au dossier du grief patronal, grief qui accusait le Syndicat et ses membres de ralentissement de travail et par le fait même de causer une grève illégale. Il est important de préciser que c’est une entente de règlement de grief à la 2e étape entre le Syndicat et la Compagnie, entente signée sans préjudice et sans admission entre les deux parties.

 

Un message très clair a été adressé à la Direction : «C’est la première et surtout la dernière fois qu’une telle situation va arriver.»

 

Avec du recul, nous avons tous une importante leçon à retenir de ces malheureux évènements.

 

Pour la Compagnie : Le droit de gestion n’enlève pas le droit de consultation et le devoir d’écouter les travailleuses et travailleurs lors de changement de pratique ou de changement d’organisation du travail majeur dans n’importe quel secteur de l’usine.

 

Pour le Syndicat : Les problèmes de relation de travail et de santé-sécurité se règlent avec les représentants syndicaux élus à l’aide de notre convention collective et des lois en vigueur.

 

Pour les 2 parties : Les bottines vont devoir suivre les babines.

 

 

Dossier ergonomie au département Entreposage et Expédition

 

Le rapport de l’ergonome a été présenté aux 4 lettres du secteur de la cour, rencontre qui s’est déroulée en présence des représentants syndicaux et aussi en présence de Madame Karine Aubry, ergonome attitrée au dossier.  Voici la liste des recommandations apportées par l’ergonome :

 

«Au niveau de l’alimentation de l’usine d’enrichissement (BO/135A et minerai), il est recommandé de :

 

■Ajouter une période de repos de 40 minutes sur le quart de nuit.

 

L’ajout de cette période de repos permettra de réduire l’exposition journalière des travailleurs aux vibrations sur le quart de nuit. De plus, cela permettra au travailleur de diminuer la charge de travail liée aux efforts physiques. Cette période de repos supplémentaire permettra également de réduire la fatigue cognitive des conducteurs.

 

Dans le cas où une rotation est effectuée entre les tâches au BO/135A, au minerai et aux autres tâches (ex. : chargement de camion), la période de repos de 40 minutes est seulement nécessaire si le conducteur est affecté au BO/135A ou au minerai pendant 4 heures ou plus.

 

■Limiter le temps d’opération au BO/135A et au minerai à 6 heures par quart de travail.

 

Des tâches impliquant des chargeuses peuvent être assignées pour les deux autres périodes de travail, à l’exception des tâches de « trim » dans le navire.

 

■Allouer une période de récupération de 10 minutes (ex. : ralenti) au poste de travail après une heure de travail au BO/135A et au minerai afin de respecter 34 % de temps de récupération.

 

Les conducteurs sont encouragés à sortir de la chargeuse et à marcher lors de ces pauses. Afin de produire l’effet de récupération désiré, ce temps de pause de 10 minutes doit impérativement être pris après 60 minutes de travail. Ces temps de récupération ne doivent pas être cumulés ou ajoutés aux pauses déjà allouées.

 

Recommandations concernant certaines chargeuses

 

●Efforts physiques*

 

■diminuer la force requise pour actionner les commandes manuelles ;

■diminuer la force requise pour actionner les pédales de frein (prioritairement) ;

■diminuer la force requise pour actionner les pédales d’accélération.

 

●Dimensionnement*

 

■réparer l’ajustement des supports lombaires ;

■ modifier la hauteur des leviers de commande manuelle (et des accoudoirs, au besoin afin qu’ils soient au même niveau pour favoriser une posture symétrique (c.-à-d., épaules au même niveau durant le travail);

 ■concevoir un accoudoir qui permet de soutenir adéquatement l’avant-bras droit. De plus, ces accoudoirs devraient être recouverts d’un matériel confortable.

*Il va de soi que la mise en place de ces recommandations dépend de la faisabilité technique et technologique.

 

●Améliorer l’éclairage

 

■améliorer l’éclairage en général sur les chargeuses et prévoir le nettoyage des phares par les travailleurs en début de quart (et plus souvent au besoin);

■ajouter de l’éclairage permettant d’éclairer les amas au BO/135A;

■réparer et/ou ajouter des lumières sur l’empileur au minerai;

■faire l’entretien (nettoyage) des lumières, notamment dans les hangars où elles se salissent rapidement.

 

•Caractéristiques temporelles

 

■afin de prévenir la somnolence des conducteurs au volant, il est recommandé de conscientiser les travailleurs à adopter de bonnes habitudes de vie en dehors du travail, et ce, en relation avec les quarts de 12 heures.

 

•Organisation

 

■informer les travailleurs sur les objectifs de production (et l’atteinte ou non de ceux-ci) par le biais de rencontres avec des représentants de la direction ou autre.»

 

La nouvelle organisation du travail est en place et les représentants du garage travaillent déjà en collaboration avec l’ergonome pour s’assurer que les correctifs apportés à la machinerie rencontrent les recommandations. De plus, le comité de la cour continue son travail dans le but d’améliorer le climat et de s’assurer de la mise en place des recommandations, entre autres que les travailleurs du secteur de la cour ne soient plus tenus de faire du temps supplémentaire «obligatoire» en tout temps et plus particulièrement durant la saison des bateaux.

 

Comme tout changement, cela nécessite une période d’adaptation et de rodage. L’Exécutif encourage fortement autant la direction que les travailleurs à soulever toutes problématiques découlant du rapport de l’ergonome ou de l’organisation du travail dans le secteur Entreposage et Expédition, et ce, dans les plus brefs délais, aux représentants syndicaux. Il en va d’ailleurs de même pour tous les autres secteurs de l’usine.

 

C’est en travaillant ensemble, en toute santé et sécurité et dans une ambiance améliorée que nous allons tous être prêts lorsque la reprise économique tant attendue et souhaitée va arriver.

 

 

 

 

L’Exécutif syndical